Maurice Dantec
J’avais découvert Maurice Dantec en lisant Les Racines Du Mal. C’était son roman le plus connu. Cet ouvrage m’avait amené à lire ensuite Philip K. Dick, C. Clarke ou encore Asimov. J’avais quinze ans. A l’époque, j’adorais les livres d’anticipation et de science fiction.
Ce que j’appréciais chez Maurice Dantec, ce n’était pas seulement son écriture punk et nietzschéenne, mais c’était aussi et surtout l’idée qu’il se faisait de sa propre littérature. Il voyait ses oeuvres comme des transitions. Il disait lui-même que sa façon de produire était non linéaire, rappelant cette loi de Lavoisier : « Rien ne se perd, rien ne crée, tout se transforme ».
Il voyait dans l’idée d’écrire quelque chose de métaphysique, de profondément subversif, de destructeur et de renaissant. C’est ce qu’il avait nommé une fois d’ailleurs la « destruction créatrice« .
J’adore cette vision et j’aimerais lui rendre hommage aujourd’hui.
Merci Maurice Dantec.

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