petit_garcon

Toute la sagesse de l’écriture est de se détacher de son propre pouvoir. Il y a dans le travail de l’écrivain un exercice du péril et de l’attachement ; on le nourrit, on le porte, on le désire, on l’écarte.

Les faiseurs d’histoires sont comme les faiseurs de pluies ou les voyants. Ils construisent leur puissance d’incantations, d’évocations ou de croyances. Cependant, dans l’aventure d’une histoire, le plus compliqué est la tournure que les choses prennent lorsqu’on les évoque.
Un livre est à l’image de l’existence. Un début et une fin. Et l’entre deux, ce qui se passe entre l’Alpha et l’Omega, c’est sans doute, à la fois, le plus beau et le plus dangereux.

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